La série et la répétition ont toujours été présentes dans mes travaux. Lors de mes trois années de Beaux- Arts, je me suis aperçue que je produisais très souvent des travaux par série, sans savoir exactement ce qui m’intéressait dans ce mode de production. Lorsque je faisais une prise de vue, elle était accompagnée d’autres photos du même sujet ou du même point de vue et cela formait une série. Pour moi, il était important d’incorporer une photo dans un ensemble. Ce n’est pas tant le fait de produire une série qui me tenait à cœur, mais l’idée de répéter l’action. L’idée même que le premier travail (la première photo de d’une série par exemple...) ait impulsé l’ensemble de productions qui suivait. Ainsi, le travail était davantage à considérer dans son ensemble. Cependant, la série n’était pas nécessairement composée de très nombreux éléments – parfois ce sont simplement quelques éléments : cinq ou six qui composent l’ensemble. Très vite et sans que j’y prête attention, je me suis concentrée sur un unique élément (photo – motif – séquence vidéo) que je soumettais à la répétition. Ce devint différent de la série, puisque ici il fallait que le modèle répété soit toujours le même. Le premier élément que j’ai soumis à la multiplication était un dessin au contour, en noir et blanc d’une brique d’emballage (type brique de lait que l’on trouve aux Etats-Unis). C’était un élément très épuré et graphique, que je pouvais facilement dessiner et donc facilement reproduire de la façon que je souhaitais, et autant de fois que nécessaire.

Cette forme de brique s’est imposée à moi, alors que je faisais des recherches graphiques au dessin noir sur une feuille de papier à petits carreaux. Le papier quadrillé m’a donc servi de support idéal pour rechercher une forme géométrique et empilable. La structure dont j’avais besoin était déjà contenue dans la feuille de papier, et il ne me restait plus qu’à tisser mon motif sur cette grille de base. C’est alors que la forme de brique s’est révélée, parfaitement manipulable et modulable pour créer des compositions graphiques. J’étais amusée de comprendre que lorsque je faisais des recherches sur la feuille de papier quadrillée, je dessinais une grille par-dessus la grille contenue dans le support, j’interprétais à ma façon la trame du papier millimétré. Le dessin me permettait une certaine liberté et je voulais produire cette forme sur un support réel et concret, sur différents papiers que je pouvais assembler ou changer. J’ai choisi cette forme de brique d’emballage pour une raison importante : sa forme géométrique est simple et en la répétant, elle s’emboîte elle-même. En multipliant cette forme au trait, les motifs s’imbriquent. Il m’était alors évident de « m’amuser » avec cet élément graphique et d’en produire des frises, des constructions graphiques sur le papier, au mur, en relief, à plusieurs échelles ou coloris....pour résumer, d’exploiter toutes les caractéristiques de cette forme, en la répétant, en la déployant.

Après ces traitements graphiques en noir et blanc, j’ai eu le sentiment qu’il fallait traiter cette forme en volume. Elever le contour, le cerne, le dessin en trois dimensions et le faire exister à plus grande échelle. Pour des raisons pratiques, j’ai à peine simplifié ma forme de base, ne gardant que la partie inférieure c’est-à-dire celle du « pli ». Je l’ai tout d’abord réalisé très fidèlement en volume à l’aide de deux carrés de carrelage blanc brillant rassemblés entre eux par la tranche. J’obtenais mon motif de base, il ne me restait plus qu’à le dupliquer afin de reconstituer les jeux d’assemblage. J’ai placé chacun de mes modules sur un mur à la verticale, afin de correspondre à l’échelle humaine et d’avoir un rapport frontal à l’installation. On se situe ici au niveau du motif décliné en frise, à la manière d’un papier peint (en relief). Les enjeux de cette expérience in-situ étaient surtout du domaine de la perception, du sensible. J’ai voulu mettre en scène des jeux d’ombre et d’opacité en peignant le mur porteur de différentes teintes de gris, modifiant les rapport ombre/lumière des carreaux exposés. Cette installation qui traite de la multiplication en volume venait compléter la liste des travaux traitant de la duplication ou ceux mettant en scène la répétition. Présentant cette année de diplôme en Design graphique, mes réflexions pour mon projet personnel se sont rapidement avérées être dans une continuité de mon intérêt pour la répétition, la multiplication.

Il s’agit maintenant pour moi de transposer cette question au domaine du design graphique et de poser la problématique suivante : comment se servir de la répétition en tant qu’outil d’expérimentation pour générer des formes ? Et tout d’abord, que comprend-on par « répétition » ? Terminologies Dans le langage courant, c’est le fait d’être dit, exprimé plusieurs fois ou l’action de reproduire (copie, reproduction) ; ce qui est reproduit (réplique). Dans le cas de répétitions continuelles, lassantes on parle de rabâchage ou radotage. En littérature, c’est l’emploi répété d’un élément dans un texte écrit comme une répétition mécanique de syllabes ou de phrases (par exemple le bégaiement ou l’itération). On doit le différencier, en littérature toujours, du doublon : répétition utilisée pour souligner, renforcer une idée (redondance). Le doublon correspond, si on se situe dans un domaine plus technique, à l’action de dupliquer : Faire un ou plusieurs autres exemplaires d’un document. Tandis que multiplier implique un accroissement en nombre ; l’action du multiplier a donc pour résultat de nombreux exemplaires. Pour finir sur ces terminologies, il est important de retenir quelques synonymes de « répéter » : réitérer, citer, multiplier, recommencer, renouveler. Selon les expérimentations graphiques et travaux que je présente à ce diplôme, il sera parfois question de multiplication, d’autres fois de reproduction, ou enfin de geste renouvelé.

Le lexique associé au mot « répétition » est extrêmement riche et c’est ce qui m’intéresse dans cette problématique de produire des formes. Ceci me permettant d’être libre dans mes pratiques, tout en restant dans ce cadre de réitération. Iconographie De fait, si je prends pour exemple les travaux de Cécile Lamée, Thomas Demand, Wolff Olins, HELMO, Amy Rodchester, et Dara Birnbaum, je m’aperçois que chacun de ces artistes, designers ou designers graphiques contribue à une approche différente du procédé de répétition pour créer des formes ou objets. Cécile Lamée (originaire des Pays-Bas), qui a conçu une identité visuelle pour le bar « Tape », travaille ici à partir de la lettre A tiré du nom « Tape ». Elle décline cette forme géométrique et simple du « A » à l’infini et crée ne identité visuelle modulaire et déclinable sur tout support. Simplifiée par un triangle qui s’adapte facilement à toutes les mises en page, la lettre se fait coupe de cocktail, sommet enneigé, chapeau pointu...selon les besoins de la graphiste. Pour renforcer l’aspect géométrique et ciselé, elle emploie souvent la bichromie afin de bien marquer la séparation et crée un effet « collage ». Dans le même principe de répéter un élément et le décliner dans différents contextes pour formuler une nouvelle image, on peut parler du travail du graphiste Wolff Olins

qui dirige aujourd’hui son propre studio de création graphique). Il a créé une identité visuelle pour la ville de New-York, à partir des lettres : NYC, qu’il décline et organise de toutes les façons qu’il souhaite, comme des modules. Ce sont les pièces d’un puzzle graphique que Wolff Olins manipule pour créer des affiches, logos, pancartes colorées. Toute l’identité visuelle est fondée sur ce système de composition, avec les éléments de base (les trois initiales en majuscules) que l’artiste duplique. Une autre approche de la répétition nous mène à HELMO, studio de design mené par Thomas Couderc et Clément Vauchez. HELMO, réunit donc deux graphistes travaillant principalement à la conception d’affiches, de livres, de signalétiques, d’images et parfois également de typographies. Pour le projet qui m’intéresse : « PaperLab », ils se sont lancés dans une intervention à l’échelle du « corps » ou du bâtiment... Ils sont partis de l’interrogation suivante : comment produire, à partir d’un système qui génère du motif répétitif, une surface qui ne porte plus la marque de cette répétition, qui comporte des évènements, des discontinuités, des mouvements, à l’échelle du mur et non plus à l’échelle de l’unité de base imprimée ? Leur proposition met l’acte de pose au centre de la création, il n’y a plus un mode de raccord préconisé mais une multitude d’expériences possibles produisant des dessins différents. Tous les scénarios de pose sont possibles. C’est cette caractéristique qui me semble essentielle :

composer à partir d’un seul et unique élément de base (le lé de papier-peint), répété, repositionné et mettre en place de nouvelles formes. Il y a répétition d’un motif sur le papier-peint, mais ce que je relève ici c’est la disposition de plusieurs lés, la répétition des bandes de papiers pour crée une forme« sur-mesure ». Amy Rodchester est une graphiste diplômée de Northumbria en Angleterre. Elle a conçu, à l’occasion du Festival de danse Newcastle, une série de quatre affiches en trois dimensions. Chacune d’entre elles est composée d’une forme géométrique très simple : le rond, le losange, le triangle et l’alvéole qui se « décollent » du support, sont en volume. C’est donc le même élément géométrique répété côte à côte qui forme une sorte de grille, de mosaïque. C’est alors le support idéal pour y injecter des petites photographies en noir et blanc. La graphiste choisi une multitude de clichés de pieds de danseur en action. Toutes représentent le même sujet mais aucune n’est identique. En revanche, la multiplication des formes en volume est fidèle au motif géométrique de base, la seule variante étant la hauteur du module en volume sur le support de l’affiche. Ce qui me semble pertinent ici, c’est l’utilisation de la grille que l’artiste s’est elle-même construit. Il y a superposition de deux trames visuelles : d’abord la trame constituée de la répétition des losanges/cercles/triangles...puis le complément, le remplissage par des minuscules prises de vue qui personnifie cet assemblage mathématique.

Selon l’artiste, l’utilisation du volume dans son travail vise à expérimenter les nouvelles formes d’affiches et à intriguer le spectateur. En ce qui concerne l’art numérique, on peut citer Dara Birnbaum. Cette artiste originaire des Etats-Unis place le phénomène de répétition au cœur de ses travaux vidéographiques. L’exemple le plus flagrant de ce principe de mise en boucle est certainement « Technology/Transformation : Wonder Woman ». Au commencement de cette vidéo, elle a sélectionné une courte séquence d’explosion, et la mise en boucle. Ce qui est significatif de ce travail, d’après moi, c’est la perte de repère. En effet, lorsque nous sommes devant la vidéo de Dara Birnbaum on voit bien une explosion. Puis elle est répétée. Encore et encore. Au premier regard, le spectateur peut penser que c’est une sorte de bug, que le disque a« sauté ». Puis quand la boucle continue, il se rend compte de la tromperie. Mais où commence exactement le petit bout de séquence prélevé, et surtout où s’arrête-t-il ? La difficulté est de trouver la césure, la coupure, le point clé où l’artiste redémarre sa boucle à zéro. Je trouve très intéressant d’extraire un court moment pour le réitérer jusqu’au non- sens. De plus, le spectateur est déconcerté et sûrement un peu perdu à la première vision de cette vidéo. Le cycle habituel « début-milieu-fin » de la narration est totalement déconstruit et l’artiste s’en amuse.

Parlons également de l’artiste Thomas Demand, et plus particulièrement du travail vidéo intitulé « Tunnel » en 1999. L’artiste fait parcourir plusieurs fois une caméra dans – apparemment – le tunnel du pont de l’Alma où Lady Di a trouvé la mort. En réalité il s’agit d’un décor factice réalisé par Thomas Demand, une maquette en carton qui reconstitue le décor du décès de la princesse britannique. Lorsque la caméra a fini de parcourir le tunnel, au lieu de sortir au plein jour, on observe un rapide noir puis le circuit à l’intérieur du tunnel reprend de même. C’est une mise en boucle du parcours de la caméra, cependant chaque séquence, chaque passage sous le tunnel est différent. Ce qui est très intéressant ici est le sentiment d’enfermement, de redondance, du parcours perpétuel inachevé. Surtout lorsque l’on fait référence à un accident de voiture qui a donné la mort à Lady Di, il me semble passionnant d’utiliser la répétition pour effacer toute issue de secours. Le drame semble inévitable, qu’importe le nombre de fois où l’on passe sous ce tunnel et tentons d’y échapper. Stephane Dafflon est un artiste suisse qui travaille et compose avec le motif géométrique et la forme épurée. A ce propos Jeff Rian explique : "Les ordinateurs d'aujourd'hui ont transformé les points, les lignes, les plans de la géométrie euclidienne qui subsument l'histoire de la représentation depuis l'aube de l'histoire en des objets graphiques malléables.

Le dessin par ordinateur peut même être comparé à l'improvisation musicale, où les modes harmoniques peuvent être combinés en ambiances et en mélodies. Dès qu'un motif est mis en forme, d'autres motifs apparentés peuvent proliférer comme des virus se répliquant. Apprendre les motifs nous autorise à les exploiter et à les utiliser pour d'autres fins." Enfin, et lorsque l'on questionne les modules et la trame, on pense tout de suite à Sol LeWitt, artiste conceptuel américain. Son travail le plus célèbre et celui qui m'intéresse pour mon sujet, sont les "Incomplete Open Cubes". Ces sculptures représentent des cubes évidés - les arêtes d'un cube en volume - le plus souvent de couleur blanche, qu'il dispose dans l'espace de la salle d'exposition. Ces éléments géométriques en trois dimensions se multiplient en plusieurs exemplaires, ce sont des sculptures établies en réseau. Ces sculptures qu'il nomme lui-même des "structures" questionnent la figure du carré, du cube et de toutes ses potentielles combinaisons pour se déployer dans l'espace. Notons que l'analyse combinatoire "s'emploie à étudier et à dénombrer divers types de groupements que l'on peut faire à partir d'ensembles finis" autrement dit le dénombrement des différentes combinaisons possibles. Les volumes qu'il présente sont alors des éléments dupliqués qui, rassemblés, ouvrent le champ à 122 possibilités de cubes incomplets.

L'art de Sol LeWitt invite le spectateur à une exploration mentale, autant qu'il redéfinit l'expérience de la sculpture. On a là une découpe de l'espace, que l'on est libre de continuer mentalement bien au-delà des "structures". Il questionne les notions de sérialité et de modularité. Ce que je retiens ici est l'idée de combinatoire (arrangement d'éléments selon un certain nombre de combinaisons, analyse ou recherche des combinaisons possibles) comme dessin dans l'espace ainsi que de composition à partir d'un élément répété, qui est alors utilisé comme trame. Pour mon projet de fin de cycle, la question que je me suis posée est "comment se servir de la répétition comme outil d'expérimentation pour générer des formes ?". Je considère le processus de multiplication et de répétition comme un outil pour expérimenter, questionner le design graphique et multimédia. L'itération est utilisée comme une impulsion pour multiplier, dupliquer, citer un élément graphique ou visuel et l'incorporer dans un nouvel ensemble. Les éléments que je soumets à la répétition sont parfois des images trouvées, récoltées, d'autres fois des formes graphiques que je crée et j'imagine pour être répétées et intégrées dans un ensemble. Pour questionner la répétition, je souhaite privilégier deux médias : le papier/l'impression et la travail vidéographique.

a) Dans le cas de la forme du « chevron », c’est un élément qui me sert de modèle de base à répliquer, à répéter, à la manière d’un module. En multipliant ce contour, je peux manipuler la forme autant que je le souhaite, et elle peut se soumettre à un très grand nombre de variables. Je suis attachée à l’action d’assembler ou de construire un ensemble à partir d’un élément répété, à l’image du célèbre jeu Tangram. Mon but est de décliner et d’extraire différentes possibilités d’interprétation de ce modèle de base. Dans le cas des recherches graphiques du « pli » ou d’autres expérimentations sur papier par le dessin, mon objectif est de manipuler cette forme et d’obtenir des combinaisons intéressantes graphiquement. Soit parce qu’elles provoquent des illusions d’optique, des changements de perception pour le spectateur, soit parce qu’elles sont intéressantes à travailler en volume, etc... Chaque assemblage obtenu a sa particularité. La répétition donne également naissance au principe de mise en abyme. Ce procédé m’intéresse également car il peut créer des effets surprenants pour le spectateur, aussi bien en montage photographique qu’en dessin, vidéo, etc... b) En expérimentations vidéographiques, je me concentre sur le prélèvement d’une séquence que je soumets à la répétition. Je génère donc une boucle à partir d'un court passage vidéo.

L’ « image animée » répétée est un bon complément de l’ « image fixe » répétée car elles détiennent chacune des particularités différentes. Le procédé appliqué est le même, et pourtant les effets produits et obtenus ne sont pas identiques. Dans le cas de la vidéo, la répétition implique la boucle ou bien la cycloïde (lorsque la séquence n+1 n’est pas tout à fait identique à la séquence n). Ici, c’est la boucle qui m’intéresse. Dans un travail vidéo, le rapport au temps permet de construire un ensemble linéaire, temporel, parfois narratif. La répétition a lieu de manière fluide et ordonnée : une séquence vient après une autre. La répétition « en cascade » permet des déclinaisons ou des interprétations différentes de la même séquence vidéographique. J’ai le sentiment de pouvoir explorer, disséquer la séquence vidéographique en la sérialisant. Dans le cas de l'image fixe, la répétition a bel et bien pour résultat un déploiement dans l'espace. Que ce soit pour construire un nouvel assemblage ou bien une nouvelle forme à partir d'éléments dupliqués ou multipliés, il s'ait de "réitérer" pour "inventer" et "interpréter". Si le projet personnel m'a particulièrement intéressée, je suis consciente du fait que les problématiques posées à mon diplôme cette année ne couvrent qu'une mineure partie de l'application de la répétition. Au travers de mes travaux graphiques et expérimentations vidéographiques, j'ai tenté d'exploiter la réitération et la multiplication comme matériau de base, comme production de nouvelles formes et de nouveaux agencements.

Il a été question de définir un contexte de création, une grille sur laquelle tisser de nouveaux modèles. En prenant du recul sur cette pratique, je pense que l'enjeu est surtout de produire et de créer à partir d'un modèle, sur des systèmes établis de répétitions. Cela me permet d'obtenir un cadre, des repères auquels me référer pour une nouvelle présentation des modules de base. La répétition a servi de support et d'outil pour l'obtention d'une trame, d'une grille qu'elle soit visible ou non. La grille agit alors comme structure d'un ensemble. Mon projet est lié à l'utilisation de la répétiion depuis quelques années. Prenant tout d'abord la forme de séries dans la production des formes, puis posant maintenant la question de l'application de ce procédé pour obtenir de nouveaux résultats à partir d'un unique élément. Je me demande alors quelle pourrait être la suite, le prolongement de cette thématique. Quels questionnements pourraient apparaître au sein d'un cycle d'études supérieures second cycle : Quelles sont les limites de l'usage de la répétition au sein du design graphique ? Les éléments dupliqués ont-ils le même statut que l'élément d'origine ? Ou enfin comment utiliser la répétition pour engendrer la disparition d'un motif ?