Graffiti Research Lab




                                             



A l’origine, le Graffiti Research Lab est un collectif d’artistes, d’ingénieurs, de physiciens, de développeurs, de designers ou encore de street artistes fondé à New-York en 2005 par Evan Roth et James Powderly. Ce groupe se rattache au « Eyebeam Openlab » qui est un laboratoire de recherche basé à New-York qui se concentre sur le développement de nouveaux médias et de technologies open source. Le G.R.L, quant à lui, a pour objectif de fournir des technologies open source de communication urbaine permettant aux individus de modifier et de réinvestir de manière créative leurs environnements envahis par la culture du commerce et de l’entreprise.
C’est lors de leur résidence en 2005 au centre d’art EyeBeam de New-York que ce groupe commence à acquérir une certaine renommée, grâce à des œuvres comme L.A.S.E.R. tag ou encore LED Throwie et plus récemment grâce à l’Eyewriter conçu en 2009 pour aider le graffeur TEMPT ONE, paralysé après un accident, à tracer ses lettrages grâce à des lunettes commandées par son œil.






                                 





Graffiti Research Lab France


A la suite de leur succès, toute une vague de « succursales » se créée au Japon, en Allemagne, au Luxembourg, au Canada, en Autriche, etc. C’est en 2011 que la rencontre entre Evan Roth et Jérôme Saint-Clair permet la fondation de la cellule Française du Graffiti Research Lab composé de douze membres à l’origine, ils sont désormais une trentaine de membre ont pour leitmotiv : l’innovation.







« Dès le départ, on s’est engagé à ne pas reprendre les projets déjà existants mais à inventer nos propres outils. L’idée c’est d’utiliser des outils numériques pour intervenir dans la ville et inversement, importer les logiques du graffiti vers le digital. » Citation de Jérôme Saint-Clair.



Plusieurs projets sont lancés dès la création de la branche française, avec des travaux comme Tag E.U.LE (Electronic Universal Language Expression) qui transforme les SMS en graffiti et les placarde sur une façade d’immeuble à l’aide d’un vidéoprojecteur ou encore NTQ (Near Tag Quality), qui est une imprimante graffiti portable composée de sept bombes de peinture reliée à un ordinateur et qui permet de tracer un graff en quelques minutes.